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 Le terrain d'Aincourt

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Simo Häyhä

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Date d'inscription : 30/08/2009
Age : 42
Localisation : Rautjärvi

MessageSujet: Le terrain d'Aincourt   Ven 13 Mai - 21:24

Voici donc le premier topic dans la rubrique que je n'aurai jamais préféré remplir, la black list.

Mais, comme dans la vie, il y a des choix à faire...

Après avoir vu tous les membres de l'association (qui ne fut pas chose facile avec nos vies respectives) sur ce point pour donner leur point de vue, nous avons décidé que nous n'irions plus sur le terrain d'Aincourt pour pratiquer l'airsoft.

Par respect pour l'histoire et vis-à-vis de ce que les gens ont vécu lors de la seconde guerre mondiale sur ce site.


Voici comment j'ai demandé de voter aux adhérents :
Simo Häyhä a écrit:
Voila ce que j'ai pu trouvé concernant le "passé douloureux" du Sanatorium.

C'est à vous de décider si vous voulez y retourner ou pas.
Je ne force personne, c'est à chacun de choisir selon ce qu'il lira et cherchera aussi de son coté.

http://www.memoire-vive.net/spip.php?article19
http://www.aincourt.org/?q=content/le-camp-daincourt
http://www.foucart.net/?2010/10/07/614-aincourt-l-hommage-aux-deportes-devant-un-depotoir
http://251.pressflex.net/news/fullstory.php/aid/3753/AINCOURT_:_Les_Anciens_Combattants_et_d_E9port_E9s_se_souviennent.html

Il y a surement d'autres liens...

VOTE VALIDÉ ET SCELLÉ






**********************************


Au cas où les différents sites venaient à disparaitre (on ne sait jamais!) :
Vous constaterez, en lisant les écritures rouges ci-dessous, que les 3 bâtiments ont bien été utilisés à ces sinistres fins , qu'il y a bien 2 stèles commémoratives (1994 et 2010) et que beaucoup ont su à cet endroit qu'ils allaient être fusillés ailleurs ou déportés.

On ne se voit pas jouer à la "gué-guerre" dans ce lieu de commémoration et de souvenirs... Tout simplement...


Citation :
Aincourt, un camp français près de Paris

Allocution de Fernand Devaux lors de la cérémonie commémorative du 5 octobre 2002, publiée en grande partie dans le Patriote-Résistant n° 767.

Aincourt
Tel qu’il est photographié, le pavillon Adrien Bonnefoy Sibour ne laisse pas entrevoir la grande forêt qui l’entoure et l’isole de la campagne environnante

Il y a 63 ans, le sanatorium d’Aincourt, (Seine-et-Oise) transformé en camp d’in­ternement, accueillait 300 hommes : militants communistes, membres du Comité Central du P.C.F et jeunes communistes, députés, conseillers généraux, maires, dirigeants de fédérations syndicales, départementales et locales, responsables d’organisation d’Anciens Combattants dont des grands mutilés de 1914. Près de deux cents “45000” y ont séjourné.

Quand il s’agit d’Aincourt et des militants communistes arrêtés en 1940-1941, on a l’habitude de s’en remettre au décret de novembre 1939, instituant l’internement administratif pour ceux suspectés d’activités communistes. Cela sert souvent à faire l’impasse sur l’action résistante des communistes de 1940. Il est vrai que les 560 parlementaires qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 avaient aussi approuvé en 1939 l’interdiction du PCF, la déchéance de ses élus ainsi que le décret du ministre socialiste Sérol instituant la peine de mort pour activités communistes. Il y a continuité effective dans ce sens. Mais, la France de la défaite de l’occupation, de la trahison de Pétain et de sa politique de collaboration est-elle la même ?

N’est-ce pas dans ce temps de désarroi du peuple français que, le 18 juin, de Londres, le général de Gaulle va lancer son appel à le rejoindre pour continuer la guerre ; que le 10 juillet Maurice Thorez et Jacques Duclos, au nom du PCF, appellent le peuple de France à lutter contre le régime de Vichy et reconquérir l’indépendance nationale.

D’autres, comme le socialiste Lebas, maire de Roubaix, et le général Delestraint, appellent ceux qui les entourent à trouver les chemins qui mèneront à la lutte libératrice. Ce sont les premiers balbutiements de la Résistance.

Des français vont rejoindre Londres. En France, des réseaux de renseignements vont prendre contact avec l’armée anglaise. Les communistes s’organisent et par tracts ils s’adressent à la population, dénonçant la politique de collaboration de Pétain.

Juillet/août/septembre, de nombreux distributeurs de tracts sont arrêtés. L’occupant et Vichy s’inquiètent du développement de ce courant, encore faible il est vrai, mais qui est une véritable menace pour la politique de collaboration.

Ainsi, le 30 septembre 1940, le chef parisien du Sipo (Police de sécurité du Reich) envoie le télégramme suivant à Berlin : « Tous les chefs communistes actifs, connus et fonctionnaires dont on peut attendre que, directement ou indirectement, ils puissent rédiger et distribuer des tracts ou puissent être actifs d’une autre façon, doivent être arrêtés et transférés dans un camp. Le projet a été discuté avec l’ambassadeur Abetz qui a donné son accord à condition que les arrestations, le transfert dans le camp, la surveillance, le ravitaillement soient effectués par les autorités françaises. » Le 3 octobre, le chef de la gestapo Muller lui répond : « après entretien avec le Führer, l’ober Muller ne s’oppose pas aux propositions de la police parisienne sur les mesures à prendre, mais il faut s’assurer : 1. qu’on épargne nos indicateurs, 2. que les listes des arrêtés soient obtenues, 3. que le matériel soit examiné et que tout ceci soit très discret. Il faut nous informer du succès. »

Les nazis vont donc tenter de ne pas apparaître dans la répression. C’est Vichy qui s’en charge. Pétain va utiliser le décret de septembre 1939 qu’il a aggravé le 2 septembre 1940.

L’ouverture d’Aincourt

Ainsi, le 5 octobre 1940 s’ouvre Aincourt. Les 19 et 20 octobre, les préfets de Seine et de Seine-et-Oise publient un arrêté qui stipule que « toute découverte de tracts sur le territoire d’une commune entraînera l’internement immédiat d’un ou plusieurs militants communistes résidant sur son territoire. »

Fin décembre 1940, dans un bâtiment prévu pour 150 malades, le nombre d’internés dépasse les 600, alors que 100 ont déjà été transférés vers Châteaubriant le 4 décembre.

Le camp est dirigé par le commissaire Andrey. La discipline y est sévère : pas de journaux, pas de livre, pas de visite, censure du courrier, fouille des colis, perquisitions dans les chambres. Les chambres étant insuffisantes et surchargées, la salle des fêtes est transformée en dortoir ainsi que le réfectoire qui accueille les jeunes de 17 à 25 ans. Les couloirs deviennent réfectoires. Des internés participent à certains travaux : cuisine, buanderie, fabrication de charbon de bois. Les autres restent dans leur chambre ou dortoir, l’espace extérieur est très limité et pas toujours autorisé. Les activités sont réduites aux jeux intérieurs : cartes, échecs, ping-pong et plus tard volley-ball. Il n’y a pas de lieu où les internés puissent se rencontrer, s’instruire.

Dès l’ouverture du camp, le PCF a créé une organisation clandestine qui se perpétue malgré les transferts de détenus. Son rôle est de maintenir les contacts avec l’extérieur, d’informer (un journal est édité), de veiller au moral des internés et de faire face aux pressions exercées par le commissaire Andrey pour saper le moral et obtenir des ralliements à Pétain. L’absence de visite des familles pèse de plus en plus lourd sur le moral. Alors, vers le mois de mars 1941, l’organisation clandestine décide de harceler le commissaire par lettres et demandes d’audience. En avril, devant les promesses jamais tenues, la grève de ceux qui participent aux corvées est décidée. À l’heure du rassemblement quotidien, la cour reste vide. Le commissaire Andrey ameute les gendarmes qui prennent position avec les fusils-mitrailleurs en batterie. Il entre dans le bâtiment, pensant intimider les internés. Rien n’y fait. Dans l’après-midi, alors que nous sommes toujours encerclés par les gendarmes, il fait arrêter 54 camarades et les enferme dans un autre bâtiment, sans lit ni couverture, au pain sec et à l’eau.

Lorsque le lendemain nous apprenons le traitement infligé à nos camarades, la décision est prise : au repas, nous irons chercher notre morceau de pain et rentrerons dans nos chambres et dortoirs, en signe de solidarité avec nos camarades - qui seront transférés à Poissy puis à Châteaubriant.

En juin, tout le monde a droit aux visites. Les plus anciens internés voient leur famille pour la première fois depuis 8 mois. Il faut dire que, pendant cette période, les mères, les épouses d’internés ont manifesté dans les rues de Paris pour le droit aux visites et la libération des leurs.

Aincourt - premier camp d’internement - est aussi un centre de tri. Le commissaire Andrey établit ses listes de meneurs qui sont alors utilisées pour les fusillades et déportations. • Le 4 décembre 1940 = 100 détenus sont transférés à Châteaubriant. • Le 6 avril 1941 = 54 sont transférés à Châteaubriant. • Le 27 juin = 85 sont transférés à Compiègne. • Le 6 septembre = 150 sont transférés à Rouillé. • Le 6 février 1942 = 26 sont transférés à Compiègne. Trois transferts vers Voves en février, avril et mai 1942 marquent la fermeture du camp des hommes.


Souvenir en bois façonné par Gaston Bocquillon (45261) lors de son internement à Aincourt, dans la main de Huguette Henry, sa fille.

Que sont-ils devenus ?

Nombreux sont ceux qui s’évadent de ces différents camps pour reprendre le combat. Mais 18 détenus d’Aincourt, parmi lesquels Cardette, Grandel, Granet, Michels, Poulmarch, Timbaud, Ténine, Verkuisse, font partie des 27 fusillés du 22 octobre 1941 à Châteaubriant. Bréant, Dejardin, François, Grimbaum, Huart, Jurquet, Martin, Pentier, Vezland sont fusillés en mars et avril 1942 à Rouillé.

Environ 200 font partie du 1er convoi d’otages politiques, parti le 6 juillet 1942 pour Auschwitz-Birkenau, dont 90 % ne reverront pas la France. Et combien à BuchenwaId, Orianenburg, Mathausen et autres camps… L’histoire de Châteaubriant, Compiègne, Rouillé, Voves est intimement liée à celle d’Aincourt, tant le nombre d’internés de ce camp s’y retrouve et y laisse une forte empreinte.

À peine le camp des hommes est-il fermé, qu’arrivent, le 12 mai 1942, 60 femmes résistantes du camp de Châteaubriant. Elles ont été les témoins de cette journée du 22 octobre 1941 où furent fusillés 27 patriotes. Le 29 mai, arrive un convoi de 150 résistantes venant de la caserne des Tourelles à Paris, ainsi que des femmes juives accompagnées de leurs enfants. Elles entrent dans le camp en chantant La Marseillaise. Six d’entre elles sont arrêtées et condamnées par le tribunal spécial à 10 ans de prison. Elles sont déportées.

Odette Nilès, internée à Châteaubriant puis Aincourt, raconte qui sont ces femmes : “des jeunes filles, des femmes, arrêtées par la police de Vichy, certaines depuis 1940, avaient déjà connu les prisons de Fresnes et de la Petite Roquette. Dès le début de l’occupation, elles avaient manifesté pour l’indépendance de la France. Elles réclamaient du pain pour leur famille, leurs enfants. Ces françaises, attachées à libérer leur pays du régime établi par Pétain au service des nazis ont contribué à forger la résistance.”

Elle poursuit : “À notre arrivée, le 12 mai, nous sommes accueillies par un contingent de gardiennes, venant de la prison de Rennes, de véritables gardes-chiourmes se vantant de nous mater, en faisant respecter un règlement draconien : interdiction de parler fort, réveil à 7 heures, extinction des feux à 20 heures, obligation de plier ses couvertures dès le réveil, courrier peu nombreux et censuré. Il faut s’organiser, s’occuper. Nous voulons montrer que rien ne peut atteindre notre moral. Des cours sont organisés par des enseignantes, selon leur compétence et chacune d’entre nous fait partager ses connaissances. Puis un jour, les occupants sont venus chercher les femmes juives. Nous vivons une véritable tragédie en assistant à cette séparation des enfants et de leurs mamans. Nous avons gardé peu de temps ces petits qui sont partis pour une destination inconnue, emmenés par la Croix-Rouge. Nous ne connaissons pas quel sort leur a été réservé. Peut-être, ont-ils rejoint Drancy, ce camp de sinistre mémoire, pour finir dans les fours crématoires comme les enfants d’Izieu et de Voiron.”

Le 15 septembre 1942, le camp est évacué - direction Gaillon, puis Monts, puis Méri­gnac (ou certaines seront sous la coupe de Papon), puis Poitiers et Auschwitz pour Hélène Mabille, Madame Levy et Thérèse Chassaing.

Papon, condamné pour complicité de crime contre l’humanité, après 50 ans de protection, est aujourd’hui libre sur injonction de la Cour européenne de justice auquel les magistrats français ont osé répondre favorablement, en raison d’un état de santé soi-disant incompatible avec la prison… “Il faut être humain et lui permettre de mourir en famille”…

Ceux que Papon a livré aux nazis sont morts en famille dans les chambres à gaz d’Aus­chwitz-Birkenau. C’est une injure aux victimes, à leurs familles, à la France résistante, à la République.

N’est-ce pas un acte de banalisation des crimes nazis et de leurs complices, un encouragement aux falsificateurs et négationnistes de l’histoire ?

Fernand DEVAUX



Citation :
Sa courte existence d’octobre 1940 à mai 1942, son isolement dans une forêt au cœur du Vexin Français, aujourd’hui dans le Val-d’Oise, hier dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, le fait qu’une stèle commémorant son existence n’est apposée qu’en 1994, peuvent sans doute induire cette méconnaissance. Pourtant, comme tous ces camps encerclés par des barbelés, sous administration entière du gouvernement du maréchal Pétain et sous le contrôle de gardes mobiles français, fut l’antichambre de la déportation et de la mort.
Le sanatorium est réquisitionné par Marc Chevalier, préfet de Seine-et-Oise, sans papier officiel, parce qu’écrit ce dernier « les circonstances en commandaient l’urgence et l’opportunisme ». En effet, l’un des premiers soucis du régime de Vichy est la « répression du communisme ». De ce fait, les autorités d’occupation sont sollicitées pour l’ouverture du camp, même si les Allemands n’en sont pas demandeurs. Dès lors, le camp d’Aincourt est bien le prélude à cette collaboration franche entre le maréchal Pétain et l’Allemagne nazie. Et voici un sanatorium transformé en camp d’internement, par les premiers emprisonnés, après la rafle en région communistes de 182 communistes ou supposés l’être. Ces internés déboisent les alentours du pavillon Bonnefoy-Sibour, l’encerclent de trois rangées de barbelés ; ils construisent aussi les guérites et les miradors de leurs gardiens. Fin décembre, ils s’entassent à 670 dans un bâtiment initialement prévu pour 150 malades. Ils sont incarcérés là, sans jugement ni procédure judiciaire à leur encontre.
Marcel Peyrouton, ministre de l’Intérieur de Vichy, se félicite de l’emplacement du camp, isolé, sans transport en commun pour le desservir, ce qui est bien, car « les familles des internés n’auront pas l’idée de venir manifester en ses abords ». Aincourt est administré avec un zèle excessif par son directeur, le commissaire Andrey, sous les ordres du non moins collaborationniste préfet de Seine-et-Oise. Celui-ci se permet même d’écrire à son ministère, ou à la prison allemande de Compiègne, pour que soit appliqué le régime draconien sévissant dans le camp : brimades et sanctions de toutes sortes, transferts dans des prisons en dans d’autres camps « pour les plus dangereux d’entre eux », avec pour ceux-ci avis à la Feldkommandantur de Saint-Cloud. De sorte, que les Allemands vont puisez parmi eux nombre d’otages pour la déportation ou le peloton d’exécution. Au fil des mois, l’internement reste à prédominance communiste
Au début de l’année 1942, Vichy décide de fermer le camp, afin que la Résistance française ne soit pas tentée de libérer « ce brûlot communiste aux portes de Paris ». Les hommes sont transférés ailleurs ; demeurent à Aincourt une centaine d’entre eux chargés d’aménager un pavillon pour interner des femmes. Elles arrivent dès mai 1942 : résistantes communistes, mais aussi juives et « indésirables » selon le vocable de Vichy (étrangères ou Tsiganes françaises). Huit enfants vont être internés avec leurs mères.
Le 15 septembre 1942, le camp d’internement ferme définitivement. Il devient alors centre de formation pour les GMR, Groupes mobiles de réserve, aux ordres de la collaboration contre la Résistance. Les hommes ont été transférés à Voves, camp d’internement qui va être remis bientôt aux autorités allemandes, les femmes sont parties pour Gaillon. Les juives ont été séparées de leurs enfants ; après Drancy, elles périront toutes en déportation.
Concernant les hommes, Aincourt reste aussi l’antichambre directe de la mort ou de la déportation. : 6 internés sont fusillés au Mont-Valérien comme otages ; plus d’une centaine sont déportés en Allemagne et peu en reviendront. Ils ont tous été désignés par le directeur du camp avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise.
La mémoire contre l’oubli, voilà ce qui doit entourer le camp d’Aincourt et les 1056 hommes, femmes et enfants qui y furent internés par l’Etat français de Pétain.


Citation :
Aincourt : l'hommage aux déportés devant un dépotoir

Par Rinaldi-MusiComposer, jeudi 7 octobre 2010 à 00:08

Vue du bâtiment Bonnefoy-Sibour, un des trois bâtiments de cure de l’ancien sanatorium d’Aincourt et qui fut l’un des premiers camps de concentration français. La photo de Thomas Boivin montre l’état actuel de ce haut lieu de la Résistance et de la Déportation, après le passage des vandales et des paint-ballers.
Samedi 2 octobre 2010 dernier, dans l’enceinte de l’ancien sanatorium d’Aincourt dans le département du Val d’Oise, s’est déroulée une cérémonie émouvante, à l’occasion du 70ème anniversaire de l’ouverture du Camp d’Internement et tout particulièrement de l’arrivée des premiers prisonniers politiques, le 5 octobre 1940.
Cette cérémonie organisée par l’association « Mémoire d’Aincourt » et le Centre Hospitalier du Vexin. Une plaque commémorative, en mémoire des sept fusillés du Camp d’Aincourt fut inaugurée, tout près d’un des trois immenses bâtiments de cure de l’ancien sanatorium, le Pavillon Adrien Bonnefoy-Sibour qui servit de Camp de Concentration entre octobre 1940 et septembre 1942, avant d’être reconverti en Centre d’Entraînement de la Milice, jusqu’en septembre 1943.
Environ 1500 prisonniers politiques, résistants ou otages furent ici emprisonnés par le régime de Vichy à la solde de l’occupant nazi, avant, pour la plupart d’entre eux, d’être expédiés à Auschwitz, Buchenwald ou Sachsenhausen, d’où peu revinrent.

Considéré comme l’un des tout premiers camps de concentration installés sur le sol français, Aincourt est donc un mémorial de la Résistance et de la Déportation. C’est d’ailleurs à ce titre que des rescapés du camp et des représentants de différentes associations de déportés et résistants participaient à cette cérémonie. Des élus locaux, départementaux et régionaux figuraient également parmi les invités de marque et prononcèrent, pour certains d’entre eux des discours appelant, avec beaucoup de justesse de ton, au devoir de mémoire et à la vigilance devant la résurgence de certaines idéologies extrémistes.

L’oubli, ou plutôt la nécessité de ne jamais oublier fut donc évoquée par les plus anciens, témoins encore vivants de cette tragédie récente de notre histoire nationale, mais aussi par la présence de jeunes collégiens qui offrirent un émouvant spectacle final à l’assemblée, à partir de textes historiques et de poèmes aux accents vibrants d’un humanisme empreint de patriotisme. Un frisson d’émotion parcourut ceux qui étaient venus témoigner leur attachement aux martyrs de la Résistance, à l’écoute des différentes interventions.

Mais nul ne pouvait cependant ignorer qu’à quelques mètres de la rutilante stèle commémorative de cuivre, le bâtiment, qui fut jadis sanatorium puis camp de concentration avant de redevenir sanatorium et de fermer définitivement ses portes en 2001, est devenu, en l’espace de quelques années un véritable dépotoir, empli des débris arrachés par les vandales qui ont investi le lieu depuis son abandon par les pouvoirs publics, le dévastant et le désossant de tout ce qui n’appartenait pas au gros œuvre après l’avoir copieusement recouvert de tags et l’avoir utilisé comme terrain de paint-ball.
J’avais lancé un cri d’alarme sur ce blog, en septembre 2009, à l’occasion des Journées du Patrimoine dans un article intitulé « Il faut sauver Aincourt » qui heureusement, suscita un certain écho parmi les défenseurs de ce lieu de mémoire, remarquable également par son architecture puisqu’il fut, en son temps le plus grand sanatorium de France et le plus vaste au monde, jamais construit dans le « style paquebot » typique des années 1930.

Pour plus de détails sur cet ensemble exceptionnel et son histoire, je vous renvoie à l’article de Wikipédia correspondant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanatorium_d'Aincourt ainsi que sur l’article très intéressant et assorti de photographies inédites du chantier du sanatorium qui vient de paraître sur le lien suivant http://www.aincourt.org/?q=node/20 à l’initiative de l’association « des amis du bois de la Bucaille » et sous la plume de M.Alfredo Agostini et de Mme Odette Favre-Fontana. En effet, bon nombre d’ouvriers cimentiers italiens de la Vénétie furent requis pour venir travailler à l’édification des vastes nefs de béton armé, fierté des autorités sanitaires françaises de l’époque.

Malgré l’outrage des hommes, la superstructure de béton encore en place témoigne du savoir-faire unique de ces ouvriers italiens qui formèrent, en leur temps, une véritable fratrie de compagnons bâtisseurs « ceux de la Bucaille » (du nom de la colline sur laquelle se trouve le sanatorium). Le souvenir de ce chantier hors norme reste encore vivace dans les villages de la contrée vénitienne de Valpegara qui fournirent le contingent d’ouvriers maçons spécialisés dans le béton armé.

Il y avait donc un contraste presque gênant entre la résonance historique du lieu, mise en valeur par la cérémonie, et l’état de déshérence dans lequel l’incurie et l’indifférence l’ont mis. Imaginez une cérémonie commémorant le camp de concentration de Drancy se déroulant devant une décharge publique. C’est à peu de choses près, ce qui s’est passé samedi dernier, sans que personne n’ait soulevé ce problème, dans un des discours ponctuant le dépôt de nombreuses gerbes devant la nouvelle stèle que l’on inaugurait pour l’occasion.

L’an dernier, l’association « Mémoire d’Aincourt » avait pourtant exprimé sa colère devant l’état de délabrement du bâtiment en question, colère à l’époque relayée par les médias.

Depuis, un projet immobilier a laissé entrevoir la possibilité de « réhabiliter » ce bâtiment tout en aménageant un complexe résidentiel haut de gamme, assorti de commerces et autres parkings.
Il a surtout permis la modification du PLU par la commune d’Aincourt, afin d’autoriser la déforestation d’une partie de la colline, laquelle avait été plantée de pins des Vosges destinés à restituer une atmosphère montagnarde, à l’époque propice à la guérison des malades atteints de phtisie.
Outre les impacts désastreux qu’un tel projet aurait sur le milieu naturel du site, il ne garantit pas une véritable réhabilitation du bâtiment de l’ancien sanatorium et ancien camp d’internement. Rappelons que ce complexe comprenait également deux autres bâtiments de cure, tout autant imposants, et que l’un d’entre eux, le Pavillon du docteur Vian, lui aussi à l’abandon depuis 10 ans, n’est même plus accessible, envahi par la végétation environnante qui a succédé, là encore, aux vandales et autres squatters… Ne subsiste qu’un seul bâtiment encore en fonctionnement, devenu l’actuel Centre Hospitalier du Vexin.

L’inertie n’est heureusement plus de mise puisque « l’Association des Amis du bois de la Bucaille » regroupant les riverains opposés à cette juteuse opération immobilière drapée des habits vertueux de la « réhabilitation » patrimoniale, mobilise les bonnes volontés, unissant ses efforts à « Mémoire d’Aincourt » qui, elle, tient à préserver le lieu de l’oubli, en hommage aux patriotes et otages qui y furent détenus avant d’être déportés ou fusillés.

Pour en savoir plus sur « l’Association des Amis du bois de la Bucaille » et la menace qui pèse sur ce haut lieu de la mémoire et de l’architecture moderne, cliquez sur le lien suivant : http://www.aincourt.org/?q=node/13

Le temps presse. Il serait navrant d’assister à la disparition d’un complexe sanitaire de tout premier plan, alors que l’OMS enregistre un regain de la tuberculose dans le monde, notamment en provenance de l’Europe de l’Est et sous des formes rétives aux actuels traitements antibiotiques. Alors que les hollandais et les italiens réhabilitent leurs anciens sanatoriums, les français les ferment, les livrant au vandalisme ou, pire encore, à l’appétit insatiable des promoteurs immobiliers.

Vue d’un des immenses couloirs intérieurs de l’ancien sanatorium, dévasté et livré aux intempéries.



Les photographies prises en 2008 par Thomas Boivin sont éloquentes et témoignent, mieux que de longs discours, de ce qui pourrait bientôt devenir une ruine irrécupérable…donc vouée à la destruction : http://www.thomas-boivin.fr/2008/06/13/sanatorium-du-vexin/

Yves RINALDI

Citation :
AINCOURT : Les Anciens Combattants et déportés se souviennent
Devant la stèle du camp de transit nazi
Le Courrier de Mantes
Publié le: 12 octobre 2000


Henri Evrard a déposé la gerbe d’Annette Peulvast-Bergeal, député de Mantes-la-Ville, à la stèle érigée en 1994 face à l’hôpital.
En présence de Monique Petit-Lestienne, directrice de l’Office des Anciens Combattants représentant le préfet du Val-d’Oise, de Gérard Claudel vice-président du conseil général du Val d’Oise, de Pierre Muller conseiller régional et conseiller général du Val-d’Oise, de Jacques Varin vice-président de l’Association nationale des Anciens Combattants de la Résistance ainsi que de Simone Frocourt représentant les Amis de la Fondation de la Déportation, la cérémonie commémorative de l’ouverture du camp d’internement administratif d’Aincourt s’est déroulée, samedi dernier, devant la stèle érigée en 1994, face à l’entrée du centre hospitalier du Vexin.

Un camp de transit vers Ravensbrück

Dans son allocution, Jean Hulin, secrétaire départemental de l’association des Anciens Combattants du Val-d’Oise, a rappelé la tragédie du lieu. Le sanatorium d’Aincourt créé en 1937 était alors prévu pour soigner 150 malades, atteints de tuberculose. A partir du 5 octobre 1940, les premiers prisonniers de la Résistance y furent internés “sans enquête et sans jugement” comme suspects ou dangereux pour la défense nationale. Prévu pour 150 personnes, le camp fut très vite surpeuplé : venus de plusieurs départements (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne et Finistère), il atteint 600 internés à la fin des années 1940. Aux communistes s’ajoutent peu à peu les syndicalistes, les socialistes, les Francs-Maçons, et les Résistants de tous les réseaux. Pour éviter la résistance à l’intérieur, le transfert vers d’autres camps ou prisons dont Châteaubriant, Le Mont Valérien, Compiègne ou la déportation, est organisé.

A partir de mai 1942, Aincourt n’est réservé qu’aux femmes. Ce sont des résistantes et des juives accompagnées de leurs enfants. Livrées à la Gestapo par la police de Vichy, en septembre 1942, elles furent internées en majorité au camp de Ravensbrück. Très peu d’entre elles revinrent de la déportation.



Je ne veux pas de polémique ici.
Merci de respecter notre décision mais également celles des intervenants de ce topic.
Si cela devient foire d'empoigne à OK Corral, je verrouille le topic. Merci

_________________
Quoi ? Où ça une signature ? T'es pas un peu fêlé toi ?!!


Dernière édition par Simo Häyhä le Mer 25 Mai - 14:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Sam 14 Mai - 1:42

c'est clair j'y mètré pas les pieds ................méme pour tout l'or du monde
RESPECT
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Sam 14 Mai - 7:34

Bonjour à tous Smile

Bien entendu, je respecte votre décision et votre argumentaire (loin de moi l'idée de critiquer vos choix, nous sommes dans un pays libre après tout ^^).

A titre personnel (je ne parle donc pas au nom de l'équipe), la pratique de l'airsoft sur un lieu tel que celui là ne me dérange pas plus que ça et ce pour plusieurs raisons :

1) Oui, il y a eu des attrocités perpétuées pendant la seconde guerre mondiale, mais quand on voit que les "biens pensants" laissent ce lieu chargé d'histoire à l'abandon, je me dis que c'est l'hopital qui se fout de la charité.

2) Ce lieu a été l'un des premiers camp de concentration, mais après la guerre n'a -til pas été réhabilité en autre chose de plus ....vivant ???

Après placer le site d'Aincourt dans une black list est peut être un peu excessif, OK pour ne pas y retourner mais ce terrain a reçu toutes les autorisations des organismes le régissant.

A voir avec la FédéGN (enfin ARCAN), mais est ce que le terrain ne pourrait il pas être utilisé afin de financer des travaux d'embellissement et de mémoire ?

Saut erreur, il y a une plaque commémorative sur ce lieu.

Certains joueurs ignorent l'histoire du lieu (comme moi qui l'ait appris il y a quelques semaines), d'autre s'en foutent, d'autres la connaissent et y vont avec humilité avec toujours une pensée pour les victimes.

Je n'oserai pas dire qu'aller jouer là bas est un signe de respect car pour beaucoup ce serait tout le contraire, mais si ce lieu n'était pas un terrain légal d'airsoft, il aurait probablement été détruit avec comme seul souvenir, la plaque.

Mon discours peut choquer, je le comprends bien, et ne croyez pas que je sois totalement indifférent à ce qui s'est passé là bas, j'ai eu, comme vous je pense, des grands parents qui ont fait la guerre, qui ont été en camp (à Drancy pour une partie de ma famille), certains en sont revenus, pas les autres.

Après, j'ai envie de dire que je changerai peut etre d'avis après y être allé.

Désolé pour le roman, pas taper et pas jeter de cailloux !!!!!
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poison ivi

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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Sam 14 Mai - 10:19

euh si tu veux tu peux aussi jouer a l'airsoft sur les plages du débarquement, a verdun au fort de douamont ou au chemin des dames.........comment ca c'est pas pareil....???et pq donc ? ...décidément...qu'est-ce qu'on ferait pas pour jouer dans un bon CQB...même pas respecter la mémoire de morts....


Dernière édition par poison ivi le Sam 14 Mai - 23:16, édité 1 fois
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Simo Häyhä

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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Sam 14 Mai - 12:13

Citation :

1) Oui, il y a eu des atrocités perpétuées pendant la seconde guerre mondiale, mais quand on voit que les "biens pensants" laissent ce lieu chargé d'histoire à l'abandon, je me dis que c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
Ce n'est pas à moi de critiquer la gestion d'un tel site qui appartient à l' AP-HP, qui a certainement d'autres problèmes a gérer. Ni aux services communaux, départementaux, régionaux voir européens qui pourrait faire certainement mieux et qui ont aussi d'autres priorités...

Citation :

2) Ce lieu a été l'un des premiers camp de concentration, mais après la guerre n'a -til pas été réhabilité en autre chose de plus ....vivant ???
Cela ne change pas l'histoire non plus... les faits sont là.

Citation :

Après placer le site d'Aincourt dans une black list est peut être un peu excessif, OK pour ne pas y retourner mais ce terrain a reçu toutes les autorisations des organismes le régissant.
Définition de NOTRE Black List : Malheureusement, il a des personnes - teams - associations - terrains qui ne correspondent pas à notre vision de l'airsoft...Cela rentre parfaitement dans NOTRE définition.
Le fait d'avoir les autorisations ne dédouane pas pour autant les gens. Le fait de cacher cette vérité (après les airsofteurs ont leur vision des choses, leur conscience pour décider quelle politique avoir vis-à-vis de ce site) empêche sciemment les gens d'avoir le libre-arbitre. Surtout que tout lieu de commémoration qui veut être foulé doit légalement être explicitement expliqué aux participants (vélo, piétons, balades pédestres, chasseurs, airsofteur...bref....tout citoyen). Là aussi l'hôpital manque à ses devoirs. Ils devraient mettre un écriteau à l'entrée qui explique cela.

Citation :
A voir avec la FédéGN (enfin ARCAN), mais est ce que le terrain ne pourrait il pas être utilisé afin de financer des travaux d'embellissement et de mémoire ?
Tu crois sincèrement qu'une association avec si peu de moyen financier peut faire quelque chose qui demande des millions d'euros en réhabilitation ? Il faut aussi qu'elle vive cette association. A la base ils sont là pour jouer et gagner un peu de fric pour leur asso... C'est pas avec même 5000€ annuel que tu peux faire grand chose sur ce terrain.


Citation :
Saut erreur, il y a une plaque commémorative sur ce lieu.
C'est bien une erreur. Il y en a eu 2 de posée : une en 1994 (j'ai pas cherché la date exacte) et une le 2 Octobre 2010

Citation :
Certains joueurs ignorent l'histoire du lieu (comme moi qui l'ait appris il y a quelques semaines), d'autre s'en foutent, d'autres la connaissent et y vont avec humilité avec toujours une pensée pour les victimes.
Comme dit plus haut, les organisateurs sont au courant mais ils sont fautifs et cela peut être attaqué en justice par une personne qui y aurait mis les pieds sans avoir été mis au courant du "passé" d'Aincourt.
J'ai un très bon ami qui fait parti de l'association et qui y a joué une fois, avec nous. Mais quand il a su après coup, quand nous avons su trouver les infos, il a faillit vomir. Il est juif...j'ai pas besoin d'en dire plus pour que l'on comprenne son état d'esprit suite à cette nouvelle).
Je dirais juste qu'il n'est pas comme moi (procédurier et très au courant des lois) et donc ne lancera pas de procédure judiciaire. Mais j'aurai été juif, je l'aurai fait. L'obligation d'information pour un lieu commémoratif doit être respecté, c'est un fait. Les juges sont très à cheval sur les principes républicains et le devoir de mémoire.


Citation :
Mon discours peut choquer, je le comprends bien, et ne croyez pas que je sois totalement indifférent à ce qui s'est passé là bas, j'ai eu, comme vous je pense, des grands parents qui ont fait la guerre, qui ont été en camp (à Drancy pour une partie de ma famille), certains en sont revenus, pas les autres.

Après, j'ai envie de dire que je changerai peut etre d'avis après y être allé.

C'est justement ton histoire familiale qui devrait te faire changer d'avis. Mais comme dis plus haut, chacun est libre de penser ce qu'il veut... c'est le libre-arbitre. Du moment que l'on respecte l'obligation d'information, c'est à chacun, en son âme et conscience de décider. Personne ne peut choisir pour un autre à ce niveau là.
C'est juste les intérêts qui divergent.

Moi, nous, les XOST, avons jugé bon de décider cela. Surtout que bien d'autres terrains identiques et sans "passé douloureux existent. C'est pas LE seul CQB de France... En plus, on évite les polémiques en n'y allant plus... On a tout à y gagner.


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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Dim 15 Mai - 17:34

Eh ben, je ne pensais pas que mon commentaire amènerai autant d'animosité, celà m'apprendra à donner mon avis, ne vous inquiétez pas, je ne le ferais plus ^^

Bonne fin de week end Smile
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Dim 15 Mai - 18:24

Je ne t'ai pas promulgué une once d'animosité vash, je t'ai juste expliqué notre vision des choses, pas plus.

Tu as les tiennes, j'ai les miennes, les autres ont aussi les leurs, chacun voit midi à sa porte, le tout est de le savoir les uns envers les autres.

J'ai rien à dire vis-à-vis de ta vision, c'est la tienne elle t'appartient. Et puis c'est pas la mer à boire, on aura surement l'occasion de se voir sur d'autres terrains...

L'airsoft c'est ça aussi : différentes visions mais (on l'espère toutes et tous) un même esprit de jeu.


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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Mar 24 Mai - 9:11

Tout à fait d'accord, je suis un peu parti en sucette (trop de passion je trouve ... et de pression mais ça ce n'est pas lié à l'airsoft Smile ).

En tout vas, j'espère que l'on aura la possibilité de se croiser sur le terrain (pas avant septembre je pense pour moi) Smile
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Mar 24 Mai - 9:46

no souci vash... no souci

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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Mar 24 Mai - 16:01

vash_the_stampede a écrit:
Eh ben, je ne pensais pas que mon commentaire amènerai autant d'animosité, celà m'apprendra à donner mon avis, ne vous inquiétez pas, je ne le ferais plus ^^

Bonne fin de week end Smile

No Noon t'inquietes... Tu as le merite d'exprimer ton avis, quel qu'il soit! Comme l'as dit Simo, chacun a le sien, mais le plus important est de le savoir, et surtout de conserver un meme (bon) esprit autour de notre loisir.

Aucun jugement n'a ete porte sur ta vision des choses Wink
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Mar 1 Nov - 2:38

1 partout donc...

Sujet intéressant.

Nouveau sur votre forum, moi.
Vous avez déjà certainement jouer sur des terrains dont vous ignorés l'histoire.

Il y a quelques lustres, nous jouâmes sur un terrain magnifique datant du moyen age.
Je veux même pas savoir ce qu'il s'est passé avec des lances, des arbalètes, des épées et autres armes blanches de barbares.
Utilisé comme cache d'armes par la résistance de la seconde guerre, jusqu'à ce qu'elle soit attaquer par les nazis. Vu la configuration du terrain, les 2 camps ont dû subir méchant.
Par la suite, ce fut un terrain d'entrainement du GIGN.
Enfin ce fût un super terrain bâti/bois pour nous et rencontres de gays la nuits (sauf si on y étaient pour des nocturnes, priorité à nous)

Voilà l'histoire de ce terrain.
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MessageSujet: Re: Le terrain d'Aincourt   Jeu 3 Nov - 16:45

Comme tu le dis si bien : nous avons déjà joué sur des terrains dont nous NE connaissons pas l'histoire. Or, là, en l’occurrence on en connait une bonne partie. On s'est bien gardé de nous l'expliquer en y allant, qui plus est...

Comparer des guerres de religion qui n'avait comme but que de prendre un territoire avec un génocide dans le seul but de détruire un peuple n'a pas lieu d'être. Ce n'est franchement pas le même "délire"...

De plus, ces évènement sont très récents (39-45) et il y a assez de preuves, de reportages, de films dessus. Les guerres de 500 ans, mille ans... qu'est-ce qu'il y a comme preuves tangibles ? Juste de vieux bouquins écrits par on ne sait qui, ni avec quel objectivité pour relater les faits. La Shoah par contre, on est inondé de preuves.

Sans compter qu'il y a 2 plaques commémoratives sur ce terrain.

Bref, c'est comme d'aller jouer dans un cimetière, ça ne me viendrait pas du tout à l'idée.


Aller. Fin du débat.

Chacun agit en son âme et conscience.


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